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Instrumentation, Mesure, Métrologie

1631-4670
Revue des Systèmes
 

 ARTICLE VOL 6/1-4 - 2006  - pp.413-414
TITRE
Hommage à un ami

RÉSUMÉ
La regrettable collision de dates entre ce colloque qui t’est dédié et la semaine des réunions annuelles du bureau et des comités du COSPAR m’ont empêché de te témoigner en direct mon amitié. Je te demande de m’en excuser et je remercie le lecteur de ces lignes d’avoir pris la peine de te transmettre indirectement le message qu’il m’aurait plu de te dire de vive voix. Je suis désolé pour les participants étrangers mais je ne peux à distance que m’exprimer en français. Cela aurait-il un sens d’ailleurs de célébrer une amitié de presque 45 ans en anglais. Qui plus est, c’est « académiquement correct » ! Notre parcours dans la vie scientifique est discontinu et remonte au début des années soixante quand nous nous sommes retrouvés partager un minuscule bureau vouté du réduit de Verrières où avec F. Roddier et Philippe Delache et d’autres nous tentions de forcer la physique, et celle du Soleil en particulier, à s’adapter à nos instruments et réciproquement, sous l’oeil lointain mais sévère de notre premier tuteur commun, Jacques Blamont Directeur du Service d’Aéronomie à Verrières et dont l’immanquable et répétée question : « Alors quoi de Neuf ? » nous laissait toujours dans la plus grande perplexité. Dans ce contexte, le recours aux conseils bienveillants et humanisant de notre autre tuteur commun Jean-Claude Pecker offrait un havre de réconfort dont nous nous régalions et partagions les bénéfices scientifiques puisque nous visions le même astre en commun : le Soleil. Le Soleil c’était notre Big Bang à nous, le centre de notre cosmologie d’alors, notre trou noir, notre énergie et notre matière noire. Comme tout est sombre aujourd’hui ! Ce soleil, nous le visions : toi avec l’infrarouge et les avions, moi avec l’ultraviolet et la fusée Véronique. J’ai toujours pensé d’ailleurs, présomptueusement sans doute, que de cette époque date l’idée que tu as eu de prénommer ta merveilleuse fille du nom de cette fusée. Pour ne pas être en reste, la mienne a hérité du nom d’Ariane... C’était l’époque où les satellites scientifiques n’existaient pratiquement pas et où tout était à faire. L’époque où nous ne connaissions que neuf planètes dans l’univers, celle où les trous noirs ne se manifestaient pas encore et où la cosmologie était balbutiante – ce que je crois elle est toujours ! Ce Soleil nous valut de nous retrouver avec Philippe Delache, JC Pecker et Jacques Blamont au mémorable colloque du Bilderberg en avril 1967. Que nous avons l’air jeune sur la photo-souvenir ! À cette évocation, les souvenirs d’ailleurs s’éclairent comme des tâches de lumière sous l’effet d’un spot intermittent balayant notre vie.

AUTEUR(S)
ROGER-MAURICE BONNET

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
GRATUIT
   
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